Vernissage Jeudi 1er octobre, 18h - Entrée libre
SÉBASTIEN FRANÇOIS
Sous nos pas, sous nos yeux, le monde au sol rarement attire notre attention malgré son extrême richesse.
(plus de la moitié de la diversité de le biomasse se trouve dans les 30 premiers cm du sol)
le travail photographique de Sébastien François espère mettre à l'honneur quelques éléments au sol qui, à l'instar des nuages, nous ouvrent par notre esprit les portes de leurs poésies.
ANDRÉ GUIBOUX
Notre culture occidentale repose sur une architecture invisible : elle est perspective.
La perspective n’est pas seulement une technique de représentation ; c’est une ontologie du visible, une manière d’organiser le monde autour d’un point de vue, d’un horizon, d’une projection. Elle oriente le temps vers le progrès, l’espace vers la domination, le regard vers la capture. C’est le régime symbolique du centre, du devant, de la finalité.
La transpective ne s’y oppose pas frontalement : elle désamorce le centre sans lui substituer un autre absolu. Elle ouvre un espace traversant, un entre, une respiration dans la structure même du regard. Ce n’est pas une négation, mais une modulation : un déplacement du visible vers le relationnel, du point vers l’écart, de l’objet vers le seuil.
Je parle ici depuis l’art invisuel, pour en ouvrir un prolongement, un axe, celui qui interroge les conditions mêmes de l’apparition, plutôt que la production d’objets.
ALINE FILIPP
Aline Filipp vit et travaille entre Perpignan et Neucha?tel. C’est une artiste multidisciplinaire.
Pour elle, le dessin, la peinture ainsi que la gravure en disent bien plus que les mots, et partager son univers tour a? tour onirique et re?aliste par des peintures intimistes et sensuelles, avec une e?criture graphique forte, lui laisse cette liberte? d’expression.
Aline aime les voyages chime?riques qui nous plongent au- dela? du re?el. Les figures inte?rieures deviennent des œuvres et des dessins justes et sensibles dans lesquels chacun y trouvera un sens.
C?a se passe dans son atelier. On est au milieu de tableaux et dessins, partout. On comprend que l’endroit est en parfaite ade?quation avec les œuvres.
Son travail est poe?tique au de?but, conceptuel et poe?tique, puis poe?tique et tellement plein d’e?motions.
Des corps sont comme enrobe?s dans du velours chair que l’on confond avec la peau. On flotte dans l’enfance mais avec quelque chose de change?, une volupte? a? laquelle d’ailleurs, tout le monde aspire. Maintenant, elle est une de?cision.
Le fond se de?gage brusquement, les couleurs se superposent, apparemment simples, bien plus e?tudie?es qu’il n’y parai?t, mais il y a quelque chose de si doux chez ces cre?atures, une sorte de nonchalance, et dans cette nonchalance, une dignite?.
Pour tous renseignements complémentaires, veuillez contacter l'organisateur.